· 3 min de lectureBrouillon
Le rôle, c'est ce qu'on joue. Le personnage, c'est ce qu'on est.
Au travail, on enfile tous un costume. Le problème commence quand on oublie qu'on peut l'enlever.
Le matin, on met le rôle. Gérant, associée, responsable, "celui qui sait". Le rôle a ses répliques, ses postures, ses silences. Il est utile : il protège, il rassure, il permet de tenir une réunion budgétaire sans pleurer.
Le soir, normalement, on le retire. Sauf que parfois, on ne sait plus très bien où il s'arrête.
Le sérieux, c'est souvent une posture
On confond facilement être sérieux et avoir l'air sérieux. Le premier, c'est une façon de faire les choses avec soin. Le second, c'est un costume de plus. Il coûte cher en énergie et il ne rapporte pas grand-chose, à part des réunions plus longues.
On peut faire les choses sérieusement sans se prendre au sérieux. C'est même plus reposant.
Ce qu'on travaille ensemble
Dans l'accompagnement, on ne cherche pas à jeter le rôle. On en a besoin. On cherche à remettre le personnage aux commandes : la personne, ses valeurs, ce qu'elle a envie de construire et la façon dont elle a envie de le faire.
Concrètement, ça veut dire regarder ce qu'on fait par conviction et ce qu'on fait par habitude, ce qui nous ressemble et ce qu'on joue parce que "c'est comme ça qu'on fait". Puis choisir.
Et maintenant ?
Pas de méthode en cinq étapes, désolé. Juste une question à vous poser ce soir : aujourd'hui, combien de temps avez-vous passé dans le rôle, et combien dans le personnage ?
Si la réponse vous fait sourire, tant mieux. Si elle ne vous fait pas sourire du tout, on peut en parler.
Vitavie